Le Stress au travail : un enjeu pour les entreprises
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Les conséquences du stress au travail pour l'entreprise

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Rédigé par Mélanie Lelait

Modifié le 21 Mai 2021 - 10 min

Lily facilite la vie a fait de la gestion du stress une de ses spécialités. Nous l’avons vu dans nos deux articles précédents (Identifier les facteurs pour mieux gérer le stress au travail et Les causes du stress au travail), on parle de stress au travail quand une personne ressent un déséquilibre entre la perception qu’elle a des contraintes que lui impose son environnement, autrement dit, au travail, entre ce qu’on lui demande de faire et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour répondre à cette demande. Les situations de stress chronique, c’est-à-dire qui s’installent dans la durée, ont toujours un impact sur la santé de la personne qui les subit. Elles ont également, vous vous en doutez, des répercussions négatives sur le fonctionnement de l’entreprise et l’organisation du travail.

C’est à cela que nous allons nous attacher dans cet article.

Parce que prévenir le stress des salariés et œuvrer à sa réduction, que celui-ci soit généré par des problématiques appartenant à la sphère privée (gestion du quotidien, de la charge mentale, difficulté scolaire d’un enfant, proche parent malade et/ou en perte d’autonomie…) ou par le travail au sein de l’entreprise lui-même, est un défi majeur auquel les entreprises sont confrontées aujourd’hui. Il est temps d’y faire face avec clairvoyance et de se débarrasser du tabou qui persiste autour de la santé mentale au travail et la santé au travail plus globalement.

La crise sanitaire a en effet largement dégradé la santé mentale des Français et accentué le mal-être et tous les stresseurs  spécifiques au monde du travail, quel que soit le secteur d’activité. Nous vous renvoyons pour cela à notre article sur les causes du stress.  

Un an après le début de la crise sanitaire, la santé mentale des salariés est en berne et le bien-être est au coeur des préoccupations des entreprises. Les risques psychosociaux et les cas de dépression sur le lieu de travail explosent. Selon la 6e édition du Baromètre Empreinte Humaine de mars 2021, 45 % des 2 008 salariés français interrogés étaient en détresse psychologique, dont 20 % à un niveau élevé. De plus, 36 % des salariés souffrent d’une dépression nécessitant un traitement. C’est 15 % de plus qu’au mois de décembre dernier. Le nombre de dépressions sévères a doublé en un an. Presque un tiers des sondés craignent que des suicides ne se produisent et la moitié se préoccupe de l’état psychologique des équipes à la sortie de la crise.

LE STRESS FAIT PARTIE DES RISQUES PSYCHOSOCIAUX (RPS)

LE STRESS FAIT PARTIE DES RISQUES PSYCHOSOCIAUX (RPS)

Stress au travail : nouvel enjeu pour les entreprises

Sous l’effet des mutations du monde du travail, accélérées par la crise sanitaire, telles que la complexité croissante des tâches, la mise en place du télétravail, la réduction des temps de repos, la connexion permanente et le débordement de la sphère professionnelle sur la sphère privée, la prévention des risques psychosociaux est devenue incontournable.

Avec les violences internes et les violences externes, le stress est un des 3 risques psychosociaux et peut même engendrer les deux autres. Les risques psychosociaux sont en effet souvent imbriqués. Ils ont des origines communes (surcharge de travail, manque de clarté dans le partage des tâches, intensification du travail, mode de management…). Le stress au travail peut favoriser l’apparition de violences entre les salariés qui, à leur tour, augmentent le stress dans l’entreprise.

Surcharge de travail, manque de marges de manœuvre, ordres contradictoires, objectifs flous, manque de moyens… Les exemples d’exposition aux facteurs de stress sont nombreux et peuvent concerner tous les secteurs d’activités.

Appuyons-nous sur quelques chiffres tirés de l’enquête Dares de 2016 sur « Les conditions de travail — risques psychosociaux ».

Et ces chiffres sont antérieurs à la crise sanitaire. Il y a fort à parier que là aussi, les compteurs explosent.

Alors, certes, il n’est pas facile d’établir dans quelle mesure l’environnement de travail et les facteurs extérieurs au travail contribuent au niveau de stress d’un individu. Une personne qui subit des événements stressants dans sa vie professionnelle ou personnelle peut constater qu’elle est moins apte à faire face aux demandes et aux délais au travail, même si le travail n’en est pas la cause et n’a jamais été un problème auparavant. C’est pourquoi chez Lily facilite la vie, nous œuvrons sur les deux plans. Nous recherchons et mettons en place des solutions pour réduire le stress lié aux tracas de la vie quotidienne tout en accompagnant les entreprises dans la mise en place d’une politique Qualité de Vie au Travail (QVT) efficace et adaptée aux besoins spécifiques de leurs collaborateurs.

Nous l’avons vu, l’exposition au stress, à des situations de travail stressantes peut avoir des conséquences sur la santé des salariés, notamment en termes d’accidents du travail, de maladies cardio-vasculaires, de troubles musculosquelettiques, de troubles anxio-dépressifs, d’épuisement professionnel, voire de suicide (voir l’article Identifier les facteurs pour mieux gérer le stress au travail).

LES CONSÉQUENCES DU STRESS AU TRAVAIL POUR L'ENTREPRISE

LES CONSÉQUENCES DU STRESS AU TRAVAIL POUR L'ENTREPRISE

Prévenir les risques psychosociaux : une obligation
pour les employeurs

Tout d’abord, rappelons que la réglementation impose que les risques psychosociaux soient pris en compte au même titre que les autres risques professionnels. Il est nécessaire de les évaluer, de planifier des mesures de prévention adaptées et de donner la priorité aux mesures collectives susceptibles d’éviter les risques le plus en amont possible.  

Il en va du bien-être des salariés, d’abord, et du bon fonctionnement de l’entreprise ensuite.

Car les situations de stress chronique ont des répercussions négatives sur le fonctionnement des entreprises, et compliquent la gestion des ressources humaines. Elles engendrent :

Les chiffres sont très parlants. La moitié des salariés français se plaint de travailler en mode crise depuis un an. Et un tiers envisagerait de quitter son travail pour trouver un travail qui aura davantage de sens.

Deux salariés sur trois affirment qu’ils n’accepteront plus à l’avenir de travailler dans un environnement qui ne prend pas en compte leur santé mentale, ou qui représente une menace pour celle-ci. Les salariés veulent évoluer dans un environnement de travail sain et bénéficier d’un management sain. Et vous vous en doutez, chez Lily, nous ne pouvons qu’approuver cette prise de conscience. La fidélité à l’entreprise est loin d’être la norme : deux tiers des salariés disent avoir moins d’attachement à leur travail qu’avant, et avoir hiérarchisé leurs priorités de vie.

 

Il y a là un des défis importants de la gestion du stress et de la qualité de l’environnement de travail. Comment donner à ses salariés l’envie de rester ?

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Des services RH sous tension

Dans un contexte en pleine mutation, bouleversé par la crise sanitaire, les attentes des salariés en matière de qualité du travail se renforcent. 70 % des salariés considèrent que les politiques de qualité de vie au travail annoncées par les entreprises ne sont que de l’affichage. Ils demandent plus à l’entreprise.

Les services RH et les représentants du personnel se retrouvent sous tension. Il l’était déjà avant la crise. Selon le baromètre « Les RH au quotidien » publié le 13 avril dernier par les Éditions Tissot et Payfit, les professionnels des ressources humaines se disent épuisés. Et pas seulement par la crise sanitaire.

Alors que 71 % des professionnels RH ont choisi ce métier pour sa dimension humaine et sociale — accompagner l’évolution des salariés est leur première source de satisfaction —, ils manquent de temps et de ressources pour remplir leurs missions d’amélioration des conditions de travail. C’est d’ailleurs le principal écueil de la fonction, cité par 61 % des répondants (comme en 2020), devant la difficulté à suivre les évolutions réglementaires (36 %, – 6 points) et le manque de budget (25 %, – 4 points)

Il est temps pour les RH de s’outiller véritablement et en profondeur. C’est dans cette perspective que Lily a été conçue.

Les lieux de travail où la communication est bonne, les relations respectueuses et les systèmes de travail sains peuvent aider les gens à reconnaître et à gérer le type de stress qui peut avoir plus d’une cause. Ces lieux de travail obtiennent généralement les meilleurs résultats en termes de santé et de productivité de la main-d’œuvre.

Une généralisation du télétravail qui change la donne

Depuis un an, le télétravail est la norme. Alors qu’il pouvait être auparavant perçu comme une des clés de l’équilibre vie pro/vie perso, il se retrouve pris en défaut. En effet, 4 salariés sur 10 disent saturer. Bien sûr, les conditions de télétravail ne sont pas les mêmes pour tous. Certains travaillent dans des espaces réduits, d’autres doivent concilier télétravail et vie de famille, etc. Il est désormais prouvé que les télétravailleurs sont désormais plus exposés aux risques psychosociaux ou maladies professionnelles qu’auparavant, 49 % contre 43 % lorsqu’ils travaillent dans des locaux, un chiffre qui a doublé sur un an. Ce n’était le cas lors du premier confinement il y a un an, durant lequel les salariés aux missions opérationnelles, sur le terrain, étaient les plus à risque. 50 % des travailleurs se plaignent que le manque de lien social avec leurs collègues impacte négativement leur travail.

Un an après le début de la crise sanitaire, force est de constater qu’en matière de télétravail, les cadres ne sont pas toujours en place. 6 télétravailleurs sur 10 déclarent trop travailler ; un tiers, pas assez ; la moitié dépasse les horaires de travail en télétravail, et un tiers des télétravailleurs a l’impression de ne pas respecter le droit du travail.

Le mode distanciel mis en place sans stratégie à long terme impacte fortement la gestion de la charge de travail à la longue et le respect des horaires. Un quart des salariés interrogés disent éprouver une perte de repères.

Tout ceci relève d’un télétravail gris qui perdure alors que cela fait un an que le télétravail s’est installé. Cela démontre la difficulté des entreprises françaises à s’adapter de manière générale à la nouveauté.

Des managers en difficultés

Les managers, traditionnellement considérés comme moins exposés aux risques psychosociaux, font également partie des salariés en détresse psychologique. Toujours selon la 6e édition du baromètre Empreinte Humaine, 48 % le sont (contre 44 % des salariés hors poste de gestion). C’est tout l’équilibre de l’entreprise qui est en jeu.

Ils sont coupés physiquement de leurs équipes et passent bien souvent leurs journées à enchaîner des visioconférences. Alors qu’ils pouvaient auparavant échanger entre pairs sur leur pratique de management, sauf cas rare, ils ne le font quasiment plus, ce qui renforce leur isolement à un moment où ils auraient besoin de mettre en commun leurs forces et leurs réflexions autour des nouvelles pratiques qui leur sont imposées. Une des principales questions qu’ils se posent est celle de la limite entre trop ou pas assez de contrôle, ce qui les pousse à être connecté en permanence.

Avec le télétravail, ils se retrouvent privés de ce moyen efficace de communication. Une majorité d’entre eux le déplorent.

Après tout, ils sont là pour ça. Comment en effet évoquer ses maux quand on a pour rôle au sein de l’entreprise de trouver des solutions à ceux des autres ? La responsabilité d’un manager n’est-elle pas d’être disponible et réactif à tout moment.

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