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Les modèles Lily : Charlie, militant du monde de demain

Les modèles Lily

Charlie,
militant du monde de demain

portrait Charlie

Charlie a 29 ans, il vit à Nice et travaille en tant qu’auxiliaire de vie scolaire à Monaco.
En parallèle de son métier, il a entrepris une Validation des Acquis d’Expérience pour devenir éducateur spécialisé. 
Charlie milite pour une vie simple et cherche en permanence à s’intégrer dans l’élément le plus vital selon lui : la nature. Il nous explique comment. 

Qu’est-ce que tu aimes dans ta vie ?

J’aime mon travail, car j’adore passer du temps avec les enfants. Comme je bénéficie des vacances scolaires, j’exerce également dans le monde de l’animation en tant que directeur d’Accueil Collectif de Mineurs. J’ai ainsi l’opportunité de voyager en groupe partout dans le monde : quel plaisir !  

En dehors du monde professionnel, je suis un passionné de la nature et des sports outdoor (escalade, voile, kayak, trail, randonnée, etc.). Pour cela, Nice est une ville incroyable ! On fait vite abstraction de l’image bling-bling de la baie des Anges lorsqu’on regarde un peu devant et derrière elle : la mer et la montagne. 

Que penses-tu du monde dans lequel tu vis ?

Je pense que l’on vit dans un monde étrange. C’est pour moi le meilleur des mondes et l’un des pires. Nous sommes entourés d’une nature merveilleuse mais l’humain la détruit pour obtenir des choses qui sont dans le fond bien inutiles. Je trouve ce monde très paradoxal. 

Mais je pense qu’il faut se concentrer sur les bonnes choses alors je serais tenté tout de même de dire que ce monde est beau ! Un jour, en covoiturage, un monsieur qui travaillait sur les marchés m’a dit:  “Si tu demandes à quelqu’un de regarder le ciel, il sera tenté de chercher les nuages. Et même s’il fait un ciel bleu somptueux et qu’un minuscule nuage traine. Et bien, la personne pointera le nuage en disant. Ah mince un nuage… » Mais regarde autour de toi comme c’est beau ! 

Comment tu t’y adaptes ?

Dans le monde actuel, je ne suis pas tout à fait en accord avec mes valeurs profondes. Mais je ne fais pas la sourde oreille aux malheurs du monde, j’essaye de faire ma part en vivant une vie au plus proche de mes convictions. 

Je suis ainsi bénévole à la WWF, je participe à des évènements sportifs au profit de causes environnementales ou de lutte contre des maladies… Aussi, j’essaye de voyager en apportant quelque chose aux peuples que je visite et non pas juste en ramenant des choses. 

J’essaye d’apprendre de la vie et de m’améliorer tous les jours, de m’élever, de grandir. A travers ma vie quotidienne (travail, loisirs, etc.) et avec la volonté d’élargir mon champ d’action dans le but d’aider et de partager. Oui le bonheur se partage dit-on, et jusqu’à présent, rien ne m’a prouvé le contraire. 

Quel serait ton monde idéal pour demain ?

J’aimerais une prise de conscience collective de ce qui nous donne la vie : la nature. À partir de cette attente quelque peu utopique, j’imagine un monde plus simple et orienté vers l’essentiel sans pour autant rendre obsolète le progrès. 

Un monde où chacun peut trouver sa place sans avoir à tirer sur son voisin et où l’identité d’une personne n’est pas le pays qui l’a vu naitre. Un monde fait de respect, d’amour et de bonheur ! 
 

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Les experts Lily : Valérie Asselot-Herpet

Les experts Lily

Valérie Asselot-Herpet

Valérie Asselot-Herpet est coach senior et consultante chez +ensemble.

Quel est votre parcours professionnel ?

Certifiée Coach par HEC Executive Education en 2005, formée à l’approche systémique et à l’Élément Humain (c), j’accompagne mes clients depuis 15 ans en coaching individuel ou d’équipes. Mes domaines de compétences sont : en individuel la construction de son Leadership Authentique ; en équipes, l’élaboration de modes de collaboration efficaces et sur-mesure ; en individuel et en ateliers les transitions de carrière. Diplômée de Paris I Panthéon Sorbonne en 3ème cycle « Monnaie Finance Banque », mon expérience de 12 années dans une grande banque française en crise, de la salle des marchés, à la direction du service de presse, m’a appris la nécessité de l’efficacité relationnelle et la puissance de l’intelligence collective pour assurer la pérénnité et le développement d’une entreprise.En faisant le choix du métier de Coach, j’ai souhaité mettre au service des hommes et des équipes que j’accompagne l’expérience que j’ai acquise dans la traversée d’événements marquants (risque de faillite, incendie du siège, restructurations, cessions de filiales, privatisation puis fusion).  Ce qui m’anime : transformer la difficulté en opportunité Ma devise : La seule façon d’accomplir est d’être
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Les membres Lily : Farida, jongleuse de vies

Les membres Lily

Farida, jongleuse de vies

Farida est une femme comme les autres : elle travaille et élève ses enfants en même temps. Sauf qu’elle s’est fixée une règle : l’équilibre entre sa vie professionnelle et sa vie privée. Elle nous explique comment. 

Qui êtes-vous et que faites-vous dans la vie ?

Je m’appelle Farida, j’ai 41 ans, je suis mariée depuis 13 ans, j’ai deux filles de 9 et 6 ans. J’habite et je travaille à Paris, en tant que Responsable des Ressources Humaines. Avant d’avoir mes enfants, je n’avais quasiment pas de vie privée : je me consacrais entièrement à mon métier. J’ai ralenti mon rythme de travail à la naissance des filles, mais dès qu’elles ont été suffisamment grandes, j’ai repris les vieilles habitudes : les nounous s’occupaient de nos enfants lorsque mon mari et moi travaillions.
photo famille

Aujourd’hui, comment conciliez-vous votre vie privée et votre vie professionnelle ?

J’ai fini par me poser la question : ne suis-je pas en train de passer à côté de quelque chose dans ma vie de famille ? Je pensais évidemment à mes filles, mais aussi à mes parents qui vieillissent. C’est alors que j’ai demandé à pouvoir travailler 4 jours par semaine et avoir mon mercredi. Aujourd’hui, je travaille les lundis, mardis, jeudis et vendredis. Je dépose mes filles tous les jours à l’école pour 8h30 et je m’impose d’être chez moi le soir pour 19h30, afin de leur donner à manger, les aider dans leur devoir, et de manière générale passer du temps avec elles. Je ne ramène jamais de travail à la maison. Professionnellement, je m’organise avec mon assistante afin qu’elle prenne le relais ou assure une permanence en mon absence, et de mon côté, je peux toujours finir plus tard ou revenir travailler le samedi si la charge de travail est trop importante. En dehors de ma vie familiale et de ma vie professionnelle, je consacre du temps à une association que j’ai montée en France avec ma soeur, Family Espoir. J’en suis trésorière : je rassemble l’argent et les vêtements collectés pour des orphelins des milieux défavorisés.

Comment ce choix de vie est-il perçu par votre entourage professionnel ?

Il n’a pas été évident pour moi d’obtenir mon mercredi. Cette démarche a été difficile à accepter de la part de mes supérieurs, ce qui était probablement dû à la crainte que je ne puisse pas assumer l’ensemble de mes responsabilités. Il semble que cette crainte soit souvent liée à l’idée que la vie privée empiète sur la vie professionnelle. C’est la raison pour laquelle je parle peu de mon engagement associatif sur mon lieu de travail. J’aurais trop peur d’être considérée comme délaissant mon travail, ce qui est faux par ailleurs ! Je trouve dommage qu’en France, on déconsidère les engagements extra-professionnels des salariés. Ces diverses expériences sont pourtant formatrices et enrichissantes ! Cette vision générale du monde du travail, il nous appartient à tous de la faire changer ; pour ma part, je suis aujourd’hui fière et heureuse de mener une vie équilibrée entre mon temps de travail et le reste. Cela me permet d’être en accord avec moi-même, mes choix et mes envies.