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Les experts Lily : Emmanuelle Piquet, psychopraticienne

Les experts Lily

Emmanuelle Piquet, psychopraticienne

portrait Emmanuelle Piquet Emmanuelle PIQUET, née à Lyon en 1969, est une psychopraticienne, formatrice et auteure, dont le travail et les ouvrages font référence dans le monde de la thérapie brève systémique et stratégique selon le modèle de Palo Alto. Emmanuelle a publié une dizaine d’ouvrages, et donne une chronique chaque trimestre au magazine Le Cercle Psy. Elle consulte, forme, donne des conférences et anime l’équipe réunie autour d’elle.

Quel est votre parcours professionnel ?

Après un bac littéraire, j’ai intégré une École Supérieure de Commerce. À la suite de mes études supérieures, j’ai travaillé pour de grands groupes en tant que responsable RH. Cette longue expérience m’a donné une très bonne connaissance des problématiques en entreprises. Après 15 ans de carrière, je me suis finalement formée à la thérapie brève systémique en Belgique, à l’IGB, puis j’ai ouvert mon cabinet dans la région lyonnaise, à la fin des années 2000. Dès le début de mon exercice, j’ai que, parmi les enfants et les jeunes, nombreux sont ceux qui vont mal parce que ça ne se passe pas bien dans la cour de l’école. De ce constat est née la volonté de mettre au service des élèves harcelés le modèle de Palo Alto. J’ai modélisé une manière de répliquer aux attaques des harceleurs : ce sont les débuts de « Chagrin Scolaire ». J’étais alors entourée de 3 thérapeutes. Aujourd’hui, ce sont au total, ce sont plus de 20 thérapeutes en France, auxquels s’ajoutent les équipes alliées de Belgique et de Suisse, qui travaillent de concert autour des consultations, des formations, de la recherche épistémologique. L’équipe au grand complet compte 25 personnes.
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180° – Chagrin Scolaire, c’est quoi ?

J’ai fondé les centres « A 180 degrés », dont les thérapeutes généralistes accueillent adultes, couples ou enfants pour toutes problématiques noués autour de relations douloureuses avec les autres ou avec soi-même (souffrances au travail, dans le couple ou le cercle familial, émotions débordantes ou symptômes submergeants, phobies, etc. ne sont que des exemples).  Les thérapeutes qui exercent dans ces centres, strictement formés à la thérapie brève systémique et stratégique selon le modèle de Palo Alto, sont en outre spécialisés dans l’apaisement des souffrances scolaire : pour ce versant, la partie « Chagrin scolaire » des centres accueille les enfants, leurs parents ou les enseignants qui veulent que s’opère un changement durable. Avec eux et pour eux, sont forgés des outils concrets, opérationnels et sur-mesure afin que les apprentissages ou les relations, entre pairs ou entre professeurs et élèves, ne soient plus un problème.
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Les membres Lily : Benoît, des Yeux plus grands que le Monde

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Benoît, des Yeux plus grands que le Monde

portrait Benoît Depuis tout jeune, le voyage a marqué en lui des traces indélébiles. Des souvenirs riches et joyeux, de magnifiques rencontres, des expériences superbes, le rêve d’un tour du monde venait souvent le réveiller.  Ce rêve est devenu réalité ! Ce voyage tant imaginé, il l’a finalement vécu, en partant seul. Il le retrace sur son site desyeuxplusgrandsquelemonde.com

Pourquoi un voyage autour du monde ?

Mes envies de voyages remontent à très loin. Mon grand-père maternel était marin et voyageait aux 4 coins du monde. A l’âge de la retraite, ma grand-mère s’est mise à voyager et chaque année, elle découvrait 2 à 3 pays jusqu’à ce que le physique ne suive plus (plus de 60 pays en 20 ans).  Quand elle revenait, c’était toujours une fête ! J’allais la voir et outre un porte-clé qu’elle me ramenait toujours, nous passions des heures à échanger sur son voyage et à visionner les films de son groupe de voyageurs du 3ème âge .  Mes parents passaient leur vie à travailler mais dès qu’ils ont pu, ils sont partis. Sans expérience d’ailleurs, ils partaient la fleur au fusil, seul un billet d’avion en poche, sac à dos et ils se laissaient guider par leurs envies. Quelques pays d’Europe, le Togo et puis un an en Guyane française, je ne suis jamais parti avec eux mais suivais leurs périples avec beaucoup d’envie.  En fait je peux dire que ma famille a été une vraie source d’inspiration pour tous les voyages que j’ai fait, y compris mon tour du monde.

Êtiez-vous un voyageur aguerri avant de vous lancer dans ce projet ?

Oui. Toute ma jeunesse, je peux dire que je n’ai jamais cessé de voyager.  Tout d’abord, j’ai beaucoup voyagé en France. Dans mon enfance, j’ai fait énormément de camps de vacances qui m’ont donné la chance de visiter de nombreuses régions de notre beau pays.  Dès l’âge de 11 ans, l’Angleterre, 13 ans l’Espagne en voyages scolaires et c’est surtout à partir de mes études secondaires que j’ai commencé l’aventure. L’Angleterre de nouveau pour y vivre quelques mois cette fois-ci, les Pays-Bas pour une expérience ERASMUS, encore l’Angleterre pour une poursuite d’études… J’en ai profité pour visiter l’Europe.  Et puis le travail me mènera aussi sur le chemin du voyage : 2 expatriations en Angleterre et au Maroc me feront vivre des expériences intenses et tellement riches !  Tout cela a fait germer une graine qui a grandi pour devenir un objectif dans ma vie : « je ferai le tour du monde » !

Qu’est-ce que vous retenez de votre tour du monde ?

J’avais soif de nature, soif de rencontres, soif de découvertes : le voyage est pour moi une des réponses à ma soif de vivre.  Au fond, je crois aussi que « faire un tour du monde », pouvoir tracer une ligne qui fait le tour de la planète est totalement grisant !  Faire un tour du monde en solo avec un sac à dos comme seul compagnon était pour moi un challenge et un moyen de me retrouver face à moi-même. Avec le recul, je prends conscience que cette expérience incroyable fut un vrai moyen d’enclencher des réflexions personnelles dont les réponses apportent beaucoup à mon quotidien aujourd’hui.  Avant de partir pour ce voyage, ma vie a été majoritairement tournée vers le professionnel et j’avais l’impression d’avoir perdu le sens des choses, le moteur qui apporte joie et confiance. Ce voyage m’a « libéré ».  Je l’ai fait ce rêve dont beaucoup de voyageurs fantasment et il reste comme une empreinte de bonheur et de confiance en moi et en l’autre !
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Les membres Lily : Laure, en quête de solidarité à l’étranger

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Laure, en quête d’engagement et d’exploration

Laure est partie en Afrique pendant 2 ans pour faire un Volontariat de Solidarité International. Une expérience qui l’a profondément bouleversée et dont elle nous partage ses souvenirs. 

Un volontariat de solidarité internationale, c’est quoi?

En France, on distingue le bénévolat, du volontariat. Alors que le bénévole offre son temps et ne reçoit aucune contrepartie, le volontaire lui est indemnisé pour  sa contribution. Dans les deux cas, il s’agit d’une démarche personnelle, d’un engagement pour une cause qui nous tient à cœur, que l’on a envie de défendre ou à laquelle on veut contribuer.  C’est une participation à la mise en oeuvre d’un projet porté par une association – ou une institution – dont les objectifs sont non lucratifs. Cela peut être un projet de développement, à visées culturelles, sociales, médicales, environnementales, économiques et solidaires… ou une réponse d’urgence dans une situation de crise humanitaire.  L’indemnisation permet le plus souvent de vivre confortablement le temps de son engagement, mais difficilement d’épargner, par exemple. La particularité du VSI c’est qu’il s’effectue à l’étranger, dans une association locale qui met en place des projets à plus ou moins grande échelle dans le pays d’accueil, ou dans une structure étrangère qui oeuvre dans le cadre de la coopération internationale. La France est un pays qui a beaucoup développé et encadré ces formes d’engagement, ce qui n’est pas le cas partout.  En résumé faire un VSI c’est apporter dans une démarche personnelle ,ses compétences professionnelles à un projet de développement ou humanitaire qui bénéficiera à d’autres, à l’international, et le plus souvent, en apprendre tout autant sur les dimensions personnelles, culturelles d’autant plus fortes que le contexte est étranger.

Quand et combien de temps êtes-vous partie en VSI ?

Aujourd’hui j’ai 32 ans. Je suis partie à 26 ans et revenue à 28. J’ai l’impression que c’était hier…et en même temps que c’était une autre vie tellement cela me parait loin et surtout décalé par rapport à mon quotidien en France. Ce séjour m’a transformé: j’y ai vécu de nombreuses expériences qui m’ont fait murir. Chaque jour, chaque minute, étant une découverte, ces deux années m’ont paru bien plus longues car elles étaient très enrichissantes: c’est comme si le temps s’étirait.  Ce qui n’empêche pas paradoxalement que celui-ci passe très vite sur place ! portrait Laure

C’était où et dans quel contexte ?

Je suis partie pendant 2 ans à Yaoundé, la capitale administrative du Cameroun. Je ne connaissais même pas l’emplacement de ce pays surnommé « l’Afrique en miniature » (car on y retrouve beaucoup de climats différents). J’avais même oublié que le Cameroun avait été une colonie française, jusqu’à récemment : 1960. Et cela a toute son importance. Les camerounais parlent tous très bien français, et ils connaissent souvent parfaitement l’actualité française: le nom des ministres, les mouvements sociaux etc. J’ai atterri là-bas, je ne connaissais rien de leur histoire, pourtant en partie commune avec la nôtre. J’étais chargée de communication et de recherche de financements dans l’antenne nationale de France Volontaires : appelé Espace Volontariats (EV). C’est une association française historique importante – par sa taille et son influence diplomatique. Anciennement « volontaires du progrès », elle a été créé au moment des  décolonisations (en 1963), pour permettre l’envoi et la présence de volontaires dans les anciennes colonies. Aujourd’hui il existe une cinquantaine d’EV dans le monde. J’ai pris l’avion de Paris seule, mais j’ai été accueillie et encadrée à mon arrivée à Yaoundé. Les volontariats sont organisés : le logement est prévu, la mission définie, la structure d’accueil préparée …Enfin normalement ! on ne débarque pas seul au milieu de nulle part en tous cas. Et puis c’est une grande source de rencontres : les collègues de travail dans un premier temps, et rapidement les amis que l’on se fait, expatriés comme locaux.

Vous nous racontez votre expérience sur place ?

Ma mission s’est structurée autour de plusieurs grands axes d’activités :
  • animation de l’espace volontariats : je faisais le lien entre France Volontaire et les volontaires présents au Cameroun et entre les volontaires eux-mêmes . En proposant des activités aux volontaires : journée annuelle des volontaires (sortie culturelle, initiation aux premiers secours, réflexion psychologique sur l’expérience vécue…), newsletter mensuelle (avec  entre autres un zoom sur les activités d’un volontaire), cinéma (en fait ça n’a jamais marché –‘ : j’ai proposé des séances mais les volontaires n’étaient jamais disponibles… !)
  • Renseignements sur le volontariat : auprès des structures potentielles d’accueil, envers des candidats (souvent des locaux intéressés), mais aussi pour les volontaires en place qui avaient besoin d’une information, d’une aide, d’une mise en contact…
  • Promotion du volontariat : nous avons organisé des évènements à destination du grand public comme des autorités publiques ou des institutions de coopération internationale :
    • un reportage photo sur les femmes engagées, en partenariat avec le PNUD et d’autres organismes de volontariat : KOICA (Corée), JICA (Japon), CUSO(Canada) : c’était une première de rassembler autant d’acteurs ! L’expo est devenue mobile et a été exposé dans 4 villes différentes dont Douala la capitale économique,
    • la Journée Internationale des Volontaires : là aussi nous avons rassemblé les différentes acteurs du volontariat  international mais aussi des associations locales qui font appel au bénévolat. Plusieurs centaines de personnes se sont réunies pour une grande marche dans les rues de Yaoundé : dans un pays qui connaît peu le droit aux manifestations, c’était un moment fort !!
    • Salon international du volontariat, en partenariat avec le Ministère de la Jeunesse : plusieurs milliers de visiteurs répartis sur 3 jours au cours desquels le volontariat et l’engagement ont été abordés par le prisme d’une composante du développement durable : environnement, social et économique. Conférences, ateliers, stands d’associations…En amont, plusieurs associations avaient pu suivre une formation au montage de projet sur 3 jours, et nous avons restitué le résultat au cours de ce salon. Plusieurs personnalités se sont déplacées. Ce fut une énorme organisation, épuisante, mais le résultat était à la hauteur de nos efforts et le travail d’équipe nous a beaucoup rapprochés au sein de l’EV.
  • Mise en réseau d’acteurs : j’ai participé au lancement du Réseau des Acteurs du Volontariat et de Solidarité Internationale : uniquement composé d’associations locales, qui souhaitent promouvoir et diffuser l’esprit d’engagement auprès des camerounais.
Toutes ces missions ont été ultra enrichissantes !! J’ai pu concevoir et mener des projets de grandes ampleurs, avec des budgets conséquents, des partenaires stratégiques influents (l’AFD et le PNUD, le Ministère de la Jeunesse..), avec beaucoup d’autonomie. Ce sont des missions qu’il aurait été très difficile de trouver en France pour une débutante. J’ai énormément appris sur le plan professionnel. En plus de tous les aléas des projets qui ne se déroulent jamais comme prévu,  l’adaptation aux mœurs, et au temps du pays a aussi été un défi…parfois je me sentais démunie et ne savais plus comment m’y prendre. Mes collègues ont été très présents, ils m’ont toujours accompagnée, pour m’aider à comprendre, prendre des décisions, me positionner et surtout, surtout : lâcher-prise et prendre du recul. À une personne qui traverse une situation inconfortable, les Camerounais répondent « assia » littéralement « patience » : « ça va aller, avec le temps, tout passe »… elle est la mère de toutes les vertus, et jamais la vie ne me l’a autant rappelé que là-bas. Aussi, j’ai été un peu frustrée par moment de travailler dans un contexte quelque part assez occidentalisé, moi qui rêvait d’une immersion dans un village en brousse ! Mais mes collègues de travail comme les partenaires ont été mon immersion. Et puis, je vivais sur place !

Que retiens-tu de ton VSI ?

Je pense avoir énormément grandi. Au sens où je relativise beaucoup plus. J’ai vécu une autre réalité, celle que vivent pourtant mes frères humains sur la même planète Terre, mais qui n’a rien à voir avec celle que je connais depuis mon premier souffle. Comment remettre en question ce que nous prenons pour acquis tant que rien ne vient bousculer nos repères ? Là-bas j’ai perdu mes repères, avant d’apprendre à en reconstruire de nouveau, peut-être plus humbles, moins immuables, plus relatifs. Quelque part c’est moi aussi que j’ai un peu déconstruit, avant de me remodeler sur une base plus « brute ». Et en même temps, je me suis retrouvée à l’autre bout de la planète à vivre,  échanger, rire, pleurer, sur des questions, des problématiques, des joies et des peines finalement communes à tous les êtres humains. Cela relève d’un sentiment de fraternité : j’appartiens à une grande famille : celle des terriens ! J’ai ressentie une plus grande acceptation de l’autre en général dans la société, et moins de peur de l’étranger  (au sens de celui qu’on ne connaît pas): les camerounais discutent énormément, échangent, partout, dans la rue, dans le bus, dans la file d’attente, au marché….Même si bien sur j’ai vécu de la discrimination et quelques rares fois du racisme, jamais je ne me suis sentie rejetée malgré ma couleur de peau et ma nationalité, pourtant peu anodine…. Il y a deux leçons que je retiens : prendre ce que la vie te propose de prendre, et qui ne tente rien… n’a rien. Ah et puis une troisième, la plus importante de toutes : patience.

Quelles sont les conditions et formalités à accomplir pour faire un VSI ? Est-ce compliqué à obtenir ?

Aujourd’hui, les missions sont devenues assez spécialisées : il y a une certaine exigence dans les profils recherchés. La coopération internationale est un domaine d’activité en soi, il existe des formations spécialisées dans ce sens. Toutefois, le volontariat reste une véritable porte d’entrée pour ceux qui justement n’ont pas ce parcours (comme moi par exemple).  Il arrive que les missions ne soient pas si spécialisées, ou que l’organisme n’ait pas d’exigence d’expériences…il faut tenter sa chance !  Il n’y a pas de limite d’âge (à l’inverse du service civique), mais une restriction au niveau de la durée :  maximum 6 ans en tout de VSI. Les indemnisations sont très variables et parfois se négocient… En fonction de l’organisme d’envoi, les missions ont des portées, des durées, des destinations différentes… On peut aussi choisir de partir en couple ou en famille. France Volontaire est une plateforme qui rassemble toutes les offres des différents organismes d’envoi : le site internet est pratique, un bon « guichet » d’entrée dans le domaine.

Comment s’est passé ton retour en France ?

L’atterrissage au sens figuré a été long…et peu agréable. Après les premières réjouissances de retrouver famille, amis, nourriture, repères (paysages pour moi notamment !), une grande solitude m’entourée. J’étais en décalage, j’avais de nouveau perdu mes repères : français cette fois. Les références à l’actualité, les manières de parler, de se comporter, les sujets de conversation…En plus  il est assez difficile de raconter, transmettre tout ce qui a été vécu, a des personnes qui ne connaissent ni le pays, ni les autres personnes à qui ont fait référence, ni les lieux, ni le contexte…C’est deux ans de vie qui en quelques heures disparaissent. C’est assez violent. En tous cas pour moi ça l’a été, et je ne sais pas comment on peut s’y préparer… France Volontaires l’aborde bien dans son stage de préparation au départ (5 jours où tous les volontaires au départ de différentes destinations/missions/durées sont réunis) mais c’est assez personnel et « instantané ». Certains trouvent du travail avant même d’avoir quitté le pays d’engagement. Moi j’ai vécu ma mission sans vraiment de projection de l’après jusqu’au bout : j’ai même fait mes bagages quelques heures avant le vol ! il y avait une touche de déni je pense car même si j’étais contente de rentrer (je me sentais fatiguée) , cela me faisait particulièrement peur de recommencer à zéro quelque part (logement, travail…) Une opportunité m’a rapidement décidé à repartir  en voyage, pour une transition (sac à dos cette fois) plus en douceur. Et c’était très bien comme ça ! J’ai retrouvé du travail quelques semaines plus tard après mon retour (plus définitif cette fois) en France, sûrement un peu plus prête cette fois. Aujourd’hui je n’ai pas envie de repartir, car très envie de construire : ce qui demande du temps sans bouger ! Mais je sais qu’un jour, je voyagerai de nouveau, pour déconstruire puis reconstruire mes acquis…avec ma famille peut être ? Et autant que possible dans le monde qui nous attend demain. J’aurais un bon conseil tout de même : c’est de faire ses au revoir et ses courses souvenirs longtemps à l’avance ! 😉