La QVT pour les Nuls

Comment déployer le bonheur au travail ?

Michel, boucher-charcutier à Nemours, 10 salariés s’interroge sur le bonheur au travail. 

« Moi, on ne m’a jamais demandé si j’étais heureux à mon travail et je travaille depuis l’âge de 14 ans. Aujourd’hui, ils veulent tous le bonheur partout, mais ce n’est pas vraiment mon problème, n’est-ce pas ? »

Rapport chiffré sur le bonheur au travail

Bonjour Michel,

Je retiens surtout de votre question le « n’est-ce pas », comme si vous n’étiez quand même pas bien sûr de votre rôle en tant qu’employeur aujourd’hui.

Les attentes des salariés en matière de bonheur au travail

Des évolutions marquantes

Vous avez raison, les attentes des salariés ont beaucoup changé au cours des 15 dernières années.

Je crois que les salariés ont adapté leur attitude à celles des entreprises qui les emploient ou, pour les plus jeunes, des entreprises qui employaient leurs parents.

Le contrat de confiance et de loyauté qui existait jusque dans les années 80 permettait à beaucoup de considérer que l’emploi à vie était la norme. L’entreprise était alors loyale avec son salarié, puisqu’elle lui garantissait une pérennité et une visibilité sur son activité et les revenus qui en découlaient. Chacun pouvait ainsi se projeter dans sa vie. Loyer, emprunts, études des enfants, tout cela se programmait et se déroulait selon les plans. 

Puis est venue la crise économique, qui est finalement permanente depuis les années 80. Elle a fait voler tout cela en éclat. Et parfois, dans certaines entreprises, avec pertes et fracas, et des abus qui ont terni l’image de l’entreprise.

Engagement et bonheur au travail

Alors progressivement, la loyauté envers l’entreprise est devenue discutable, pas automatique en tout cas. Pourquoi être loyal envers une entreprise quand on sait que la réciproque n’est pas vraie et que la logique financière prend souvent le dessus ?  

Et si je ne m’inscris plus dans la durée, pourquoi accepter de ne pas être heureux au sein de mon entreprise, puisque je n’y suis que de passage ?

  • Pourquoi accepter des contraintes que je juge inacceptables si, de toute façon, je ne sais pas vraiment où je serai dans 12 mois ?
  • Pourquoi donner la priorité au travail, puisque celui-ci ne me donnera pas la priorité ?

 

Bien sûr, Michel, vous pourriez me répondre que vous n’êtes pas concerné par ces comportements de patrons voyous et j’en suis bien convaincue. Mais parfois, le comportement de certains entache la réputation de tous. Et je crois bien que c’est ce qu’il s’est passé ici.

Alors c’est vrai, à vous, on ne vous a jamais demandé si vous étiez heureux, très certainement, mais on a dû vous offrir une stabilité professionnelle, importante pour l’épanouissement de chacun. 

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Pourquoi mettre en place une politique bonheur au travail ?

Est-ce que c’est votre problème ?

Bonheur au travail, un levier pour la marque employeur

Si vous voulez attirer les meilleurs, si vous voulez les garder, sans avoir à les surpayer, alors oui, c’est aussi votre problème.

Mais je n’ai toujours pas répondu à votre question sous-jacente, ou en tout cas à celle que j’entends : et alors, je fais quoi, moi Michel, pour mes 10 salariés ? 

Si je vous ai convaincu que le bien-être au travail de vos salariés est important, parce que cela les fidélise, sur un secteur où il me semble qu’il y a une certaine tension salariale, alors vous pourriez essayer quelque chose d’assez simple.

Des idées d'actions bonheur au travail à mettre en place

Vous pourriez leur demander s’ils sont contents.

La méthode la plus simple et la plus factuelle peut être d’utiliser les outils de type Net Promoter Score. Rassurez-vous, c’est moins compliqué qu’il n’y paraît. 

Vous pourriez régulièrement demander à vos salariés s’ils recommanderaient à leurs amis de venir travailler dans votre entreprise. La réponse vous dira s’ils se sentent bien chez vous. 

Ensuite, s’il y a une marge de progression, demandez-leur ce qui pourrait améliorer leur taux de recommandation. Vous verrez émerger les actions qui contribueront à améliorer la qualité de vie dans votre entreprise. Et vous déciderez de ce que vous mettrez en place, ou pas. In fine, c’est vous le patron, Michel 🙂

Et surtout, donnez-nous des nouvelles !

Magaly

 

De MAGALY SIMEON

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